Vous venez d’installer WordPress et vous vous demandez maintenant par où commencer ?
Bonne nouvelle : vous êtes au bon endroit ! Que vous soyez entrepreneur, artisan, coach ou simplement motivé à créer votre propre site professionnel, ce guide est fait pour vous.
WordPress est un bon outil, mais aussi un peu déroutant au début. Ses possibilités sont immenses, pourtant, une bonne configuration de départ peut vous éviter bien des soucis. Voyons tous les réglages de base indispensables pour partir de bon pied et accueillir vos premiers visiteurs (et vos futurs clients !).
On parlera bien sûr des réglages essentiels (généraux, lecture, permaliens…), des plugins vraiment utiles (pas les 300 qui vous ralentissent le site), du choix du thème et de quelques bonnes pratiques.
Pas besoin d’être développeur ou expert SEO pour suivre ce guide pour débutant. Alors, on allume le moteur, on boucle sa ceinture, et on plonge ensemble dans les coulisses de votre futur site WordPress !
Avant de commencer : les prérequis essentiels
Avant même de toucher aux réglages de WordPress, quelques éléments doivent être en place.
Un hébergement web fiable et un nom de domaine
Pour créer un site WordPress, vous devez disposer d’un hébergement web (l’endroit où votre site sera installé) avec les prérequis minimums et d’un nom de domaine (votre « adresse » sur internet, comme votre-entreprise.fr), même si l’on peut faire sans aussi.
De nombreux hébergeurs proposent des installations de WordPress en un clic (O2Switch, Hostinger, PlanetHoster, etc.). Choisissez un hébergeur reconnu pour sa rapidité, son support et ses sauvegardes régulières.
Installation de WordPress
Certains hébergeurs vous guident pour l’installation du CMS. Si ce n’est pas le cas, pas de panique, vous pouvez suivre la fameuse procédure des 5 minutes pour installer WordPress sur votre serveur.
Mais a priori cela est déjà fait et vous êtes prêt à passer à l’étape suivante.
Accès à l’administration WordPress
Une fois installé, vous pouvez accéder à l’administration en vous rendant à l’adresse suivante (par défaut) :
https://votre-site.fr<strong>/wp-admin</strong>Langage du code : HTML, XML (xml)
Vous serez alors invité à entrer votre identifiant et mot de passe définis lors de l’installation. C’est ici que tout commence : tableau de bord, pages, articles, réglages, extensions… c’est votre cockpit !
Réglages généraux
Commençons par les réglages généraux de WordPress. Ils permettent de définir l’identité de votre site, sa langue, son fuseau horaire, et d’autres détails essentiels.
Vous les trouverez dans le menu Réglages > Général de votre tableau de bord.
Titre du site et slogan
Ces deux champs apparaissent dans l’onglet du navigateur et sont souvent repris par les moteurs de recherche.
Un Titre du site clair, souvent le nom de l’entreprise, par exemple : « Atelier de Julie ».
Le Slogan, explicite, comme : « Créations de céramiques artisanales uniques faites main à Lyon »).
Adresse web de WordPress et du site (URL)
Ces champs correspondent à l’emplacement où est installé votre site. En général, ils sont remplis correctement. Ne les modifiez pas.
Adresse e-mail d’administration
Indiquez une adresse e-mail valide et que vous utiliser. Elle vous servira à recevoir les notifications (nouveaux commentaires, mises à jour, alertes de sécurité, etc.). Et il y a des chances pour que ce soit elle qui soit utilisée lorsque vous créerez vos formulaires, etc.
Langue du site
Choisissez la langue principale de votre audience (ex. « Français »).
Fuseau horaire
Sélectionnez votre fuseau horaire local (ex. : Paris). Cela affecte la planification de vos publications et l’affichage de l’heure dans WordPress.
Format de date et d’heure
Choisissez un format cohérent avec les habitudes de votre audience, par exemples :
- j F Y pour la date (23 mai 2025)
- g\hi pour l’heure (0h50)
Une fois ces réglages effectués, cliquez sur « Enregistrer les modifications » en bas de page.
Réglages de lecture
Le menu Réglages > Lecture vous permet de décider de ce que vos visiteurs verront en arrivant sur l’accueil du site.
Affichage de la page d’accueil
Par défaut, WordPress affiche vos derniers articles. Mais dans la majorité des cas on souhaite afficher une page statique que vous aurez créée dans le menu « Pages » pour pouvoir la personnaliser.
Sélectionnez donc une page dans la liste, puis éventuellement une page « Blog » pour vos articles si vous utilisez un blog pour les publier.
Nombre de publications affichées
Il est judicieux d’afficher un nombre plus grand que 10 (par défaut) et qui se prête bien à différentes mises en forme (grilles de 2, 3 ou 4 colonnes par exemple). Un bon compromis que j’utilise est 36 (articles). Ainsi vous aurez un nombre intéressant (ni trop ni trop peu) qui est un multiple de tous ces chiffres, selon les affichages.
Pour chaque publication du flux, inclure
Sélectionnez Extrait.
Vous ne voulez pas publier tout le contenu de vos contenus lorsqu’ils sont repris via leur flux RSS (feed) ; cela peut nuire au référencement et à leur récupération automatique par des agrégateurs, spam…
Visibilité par les moteurs de recherche
Si vous êtes encore en train de construire votre site, cochez cette case « Demander aux moteurs de recherche de ne pas indexer ce site ».
Mais pensez à la décocher absolument avant la mise en ligne officielle de votre site ! Sinon il ne pourra jamais apparaître dans Google – là vous aurez moins de clients normalement ;-/
Réglages des commentaires
Le menu Réglages > Commentaires vous permet de contrôler les interactions sur votre site, notamment les commentaires.
Même si vous ne tenez pas un blog, ces réglages peuvent s’appliquer à d’autres types de contenus (témoignages, fiches produits, ou même les pages, etc.).
Réglages de publication par défaut
Vous pouvez déjà cocher les 3 premières cases :
- Tenter de notifier […]
- Autoriser les notifications […]
- Autoriser […]
Autres réglages des commentaires
Décochez l’imbrication des commentaires (commentaires en fil (imbriqués)
Par défaut, WordPress permet aux utilisateurs de répondre aux commentaires, ce qui crée une imbrication (ou fil de discussion). Mais cela devient vite illisible, surtout sur mobile. Je vous conseille de désactiver cette option pour garder une structure simple : un commentaire = une ligne.
Notifications et modération de commentaires
Activez l’envoi d’un e-mail à chaque nouveau commentaire pour pouvoir réagir rapidement. Vous pouvez aussi créer une liste de mots-clés à filtrer automatiquement (insultes, spam, etc.).
Pour éviter les commentaires indésirables ou inappropriés, cochez la case « Le commentaire doit être approuvé manuellement ». Cela vous donne un contrôle total sur ce qui est publié sur votre site.
Par contre vous paramétrez un système anti-spam pour WordPress, comme Akismet présent par défaut (créer un compte gratuit) ou avec Antispam Bee.
Enfin, si vous ne souhaitez aucun commentaire sur votre site, vous pouvez totalement désactiver cette fonctionnalité depuis ce menu.
Je conseille souvent de les laisser actifs par défaut. S’il n’y en a pas, rien de changé, sinon vous verrez bien si vous avez le temps de les gérer. L’avantage de les laisser est d’avoir du contenu qui se génère régulièrement et qui permet d’animer le site (bon signal pour Google).
Réglages des permaliens (URL)
Les permaliens sont les adresses URL utilisées pour vos pages et articles. Un bon réglage à ce niveau améliore la lisibilité de vos liens et le référencement !
Structure des permaliens
Dans Réglages > Permaliens, choisissez l’option « Titre de la publication ». Cela donne des URLs claires, comme :
https://votre-site.fr/mes-services/Langage du code : JavaScript (javascript)
C’est bien plus lisible et SEO-friendly (comme on dit) !
Ne laissez surtout pas la configuration de base comme ?p=123 ou des structures contenant la date (2025/04/13/mon-article/).
Personnalisation avancée (parfois)
Dans certains cas, vous voudrez peut-être aller plus loin.
Par exemple enlever la structure des contenus hiérarchiques (parent/enfant) de leurs URL, comme pour des pages enfants (ou autre type de contenus), pour éviter d’avoir des URL à rallonge ou de risquer de générer des erreurs 404 si cette structure viendrait à être modifiée.
Ou encore pour modifier les URL de WooCommerce, comme pour retirer /product/ et /product-category/.
Pour cela, vous pouvez utiliser une extension comme Permalink Manager Lite (ou Pro). Elle vous permet de réécrire complètement les structures de permaliens sans toucher au code.
Ce type d’ajustement est surtout utile pour des projets avancés niveau référencement. Il faut savoir un minimum ce que l’on fait, sinon restez sur une configuration classique.
⚠️ Attention : toute modification de structure de permalien sur un site déjà en ligne peut casser les liens existants. Il faudra alors mettre en place des redirections !
Extensions WordPress essentielles à installer
WordPress est déjà puissant en soi, mais son vrai potentiel se libère grâce aux extensions (ou plugins).
Ces modules viennent ajouter des fonctionnalités à votre site, mais attention à ce que cela ne devienne pas une habitude. N’installez pas d’extension si vous n’en avez pas vraiment besoin. Trop de plugins, ou mal choisis, peuvent ralentir votre site ou générer des bugs.
Voici ma sélection d’extensions que j’estime essentielle pour les nouveaux site (en général) :
SEO : Rank Math
Pour optimiser tous les réglages technique de votre site pour les moteurs de recherche, Rank Math est clairement celle que je vous recommande. Il est extrêmement complet, très bien pensé, l’interface est claire, que demander de plus. Vous avez une version gratuite et payante.
Vous connaissez peut-être Yoast SEO dans le même genre (le plus connu). Mais vraiment, je n’ai jamais cette extension que je trouve beaucoup trop limitée, bien moins intuitive et trop commerciale. En plus d’être chère pour sa version payante (vraiment chère).
Sécurité : Solid Security
Anciennement appelé iThemes Security, Solid Security est une solution robuste pour protéger votre site des attaques. Il permet de limiter les tentatives de connexion, masquer certaines URLs sensibles, détecter les fichiers modifiés, et bien plus encore.
Sauvegardes : BackWPup
Ne pas sauvegarder régulièrement son site WordPress, c’est comme conduire sans assurance. BackWPup vous permet de planifier automatiquement des sauvegardes complètes (fichiers + base de données), que vous pouvez stocker sur Dropbox, Google Drive, ou par email.
Performance (dans le pire des cas)
Personnellement, je n’utilise pas de plugin de cache ou d’optimisation sur mes sites, car ma méthode de création est déjà suffisante pour garantir de bonnes performances.
Mais ça n’a pas toujours été le cas et je vous assure que j’en ai testé une paire de ces extensions et de toutes les améliorations possibles qui pouvaient corriger des temps de chargement lents.
Si vous en avez quand même besoin (pas possible de refaire le site, trop de trucs à corriger…) vous pouvez envisager WP Super Cache ou LiteSpeed Cache, deux valeurs sûres. Pas trop compliqué à paramétrer (surtout pour le premier) et ils devraient suffire.
💡 Personnellement, si vous devez installer un plugin de cache, c’est peut-être le signe qu’il faut revoir votre thème ou vos pratiques de création !
Formulaires de contact
Pour des formulaires simples, WPForms ou Contact Form 7 feront l’affaire.
Pour ma part je vous conseille Formidable Forms que j’utilise (en version Pro) pour tous mes clients. Mais pour la création de formulaires standards la version gratuite suffira largement, à moins de devoir aller plus loin (formulaires conditionnels, intégration avec des CRM, calculs…).
Bien choisir ses plugins
Un bonne extension est :
- régulièrement mise à jour
- bien notée (4,5 étoiles ou plus), sauf pour les nouvelles
- compatible avec votre version de WordPress (voire la dernière)
- utilisé par une large communauté (de préférence)
Et je vous conseille même de choisir des extensions freemium, c.-à-d. possédant une version gratuite et payante.
Pourquoi ?
Car même si vous n’avez besoin que de la version gratuite, vous savez qu’il y a des pros qui s’en occupent et ils ont intérêt à proposer une bonne première version, ne serait-ce que pour inciter à l’achat (personne ne va acheter si déjà la version gratuite ne fonctionne pas) ; toujours un +.
Installez uniquement ce dont vous avez réellement besoin. Avoir un plugin inactif n’est pas une bonne pratique. Et une extension mal développée peut ralentir tout votre site ou même présenter de grosses failles de sécurité.
Choisir son thème WordPress
Le thème détermine l’apparence de votre site WordPress : couleurs, polices, mise en page… mais aussi, dans une certaine mesure, ses performances.
Et c’est ici que beaucoup de débutants tombent dans le piège. Un thème trop chargé, mal optimisé ou peu maintenu peut ruiner votre expérience et votre référencement !
Thèmes à privilégier
Je vous recommande de choisir un thème léger, populaire et bien maintenu.
Voici quelques valeurs sûres :
GeneratePress

Le thème GeneratePress (version gratuite ou One), mon thème de prédilection, particulièrement adapté à un usage pro, même s’il convient aussi au non initié, mais disons qu’il est davantage orienté développement. Très rapide avec des options intéressantes. Il pêche un peu sur la bibliothèque de modèles (mais je pense qu’ils essayent de se rattraper).
Kadence WP

Kadence WP est un bon excellent choix aussi, surtout pour les modèles de pages prêts à l’emploi et sa série de blocs Gutenberg (Kadence Blocks).
Astra

Thème très populaire aussi, Astra est rapide, bien documenté ; ses modèles sont pas mal non plus.
OceanWP

OceanWP : un peu plus complet, mais à manipuler avec parcimonie pour éviter de tomber dans l’usine à gaz (mais cela fait un petit moment que je ne suis pas revenu dessus).
Thèmes à éviter
Fuiez les thèmes WordPress dits « premium », tout-en-un (ou multipurpose) que l’on trouve à la ThemeForest (Envato).
Ils sont souvent lourds, mal optimisés, bourrés de fonctionnalités inutiles, et abandonnés au bout de quelques mois sans plus aucune mise à jour. Surtout GeneratePress 😉
Thème gratuit ou payant ?
Les versions gratuites sont souvent suffisantes pour commencer.
Les versions « pro » ajoutent des fonctionnalités (en-têtes dynamiques, modules WooCommerce, options de personnalisation supplémentaires…) qui peuvent valoir l’investissement si vous en avez l’usage.
Les conseilles sont un peu les mêmes que pour les extensions. Les thèmes cités ci-dessus sont tous freemium de toute manière, alors testez.
Thème + constructeur de pages : Gutenberg ou Elementor ?
Les premiers thèmes s’occupaient essentiellement l’aspect graphique, directement avec le code. Désormais le design peut être séparer du thème, car c’est davantage le constructeur de page qui va s’en charger, mais le thème peut continuer de gérer l’affichage de certains contenus.
Personnellement, je privilégie un thème qui utilise Gutenberg, l’éditeur natif de WordPress. Il permet maintenant de faire énormément de choses sans alourdir le site. Je ne conseille plus l’utilisateur des constructeur de page, comme Divi ou Elementor qui rajoute une surcouche à WordPress et ne sont pas forcément si simple à utiliser.
Cela dit, en pratique je constate que Elementor peut faire l’affaire… à condition de l’utiliser correctement. Mal utilisé, il peut vite devenir une « usine à gaz », ralentir le site ou devenir un désastre parfois. Sachez aussi que l’outil ne fait pas tout à ce niveau. Si vous n’êtes pas designer il ne vous empêchera pas d’avoir des mises en page déglinguées qui dénatureront le thème initialement choisi pour son design (modèles Elementor) et vous vous y perdrez vite, croyez-moi !
Le principale des blocs (Gutenberg) fonctionne de la même manière : vous avez une multitude de blocs à disposition que vous pouvez venir placer dans votre publication pour la mettre en forme.
De nombreuses extensions peuvent aussi venir compléter la bibliothèque de blocs initiale, mais attention à ne pas en avoir trop. En plus certains risquent d’avoir la même fonction parfois (souvent). C’est autant de fichiers chargés sur le site (vitesse de chargement, etc., comme d’habitude).
En réalité, le moins c’est le mieux.
Je vous recommande pour ça la série de blocs GenerateBlocks (gratuit ou pro) que j’utilise. Éventuellement celle de Kadence Blocks (pour les galeries d’images surtout). Essayez de vous limiter à ces deux-là, ça sera déjà très bien en plsu de tous les blocs de base déjà présents.
Si vous voulez vous occuper de la création de votre site vous-même, je vous encourage à partir d’une série de modèle de page proposée par votre thème, puis de l’adapter. C’est un excellent moyen de gagner du temps tout en gardant la main sur la personnalisation. Vous éviterez par contre de partir dans tous les sens, rester simple et le plus proche possible des modèles.
Le thème est le socle de votre site. Ne le choisissez pas à la légère. Cela peut être compliqué d’en changer ensuite, surtout quand la série de blocs dépend du thème ou qu’il faut changer de constructuer de page (tout sera à retranscrire, à refaire).
Pages, Articles, Taxonomies et types de contenus personnalisés (CPT)
WordPress est un outil de publication. Cela signifie que son cœur de métier, c’est l’organisation et la gestion de contenus. Encore faut-il bien comprendre comment les structurer intelligemment !
Pages VS Articles : quelles différences ?
- Les Pages sont des contenus statiques. Idéal pour une page d’accueil, une page À propos, Contact, ou vos pages de services. Elles peuvent être hiérarchisées (page parente / sous-page) mais ne sont pas classées par date.
- Les Articles sont des contenus dynamiques, souvent liés à l’actualité, classés chronologiquement. C’est le format typique pour un blog, des actus, ou une base de connaissances.
📌 Vous utiliserez une page pour l’accueil et des pages pour toutes vos pages « classiques » du site (vos services, contact, mentions, etc.) et les Articles pour votre partie blog (les contenus annexes en complément à votre activité).
Catégories et étiquettes : pour classer efficacement
Les catégories permettent de regrouper vos articles par grands thèmes. Ne multipliez pas les catégories : une à deux bien choisies par article suffisent largement (même une seule idéalement). Si vous avez tendance à vouloir toujours en attribuer plus, alors vos catégories sont mal choisies.
Les étiquettes (tags) servent à ajouter des mots-clés transversaux. NE LES UTILISEZ PAS (elles vont vous poser problème). Même si elles peuvent être utiles si vous avez un volume de contenu (très) conséquent, mal utilisées elles pourraient plomber votre site à cause de toutes les pages dynamiques qui seront générées (sans même que vous le sachiez ).
Types de contenus personnalisés (CPT : Custom Post Types)
Les pages et les articles sont deux types de contenus par défaut, mais WordPress permet aussi d’en créer d’autres, par exemple :
- des produits pour une boutique
- des témoignages clients
- des pages d’événements
- des pages de recettes
- un études de cas ou des réalisations
Et ces contenus pourront avoir leurs propres champs et une mise en forme spécifique (c’est le principe).
L’outil incontournable ici c’est ACF Pro (Advanced Custom Fields). Un outil qui permet initialement de créer des champs personnalisés à vos contenus, dont vous aurez peut-être besoin, mais qui s’occupe désormais de créer aussi des types de contenus personnalisés et de les configurer très simplement.
Néanmoins, je vous conseille ‘avoir une bonne réflexion avant d’en créer et de bien savoir comment cela fonctionne avant.
La clé, c’est de penser à vos contenus comme à une base de données bien rangée : chaque type de contenu doit avoir son propre format, sa structure, et un affichage adapté.
Pour de nombreux sites classiques, les pages et les articles seront déjà suffisants.
À savoir que si vous avez une boutique WooCommerce, les produits sont déjà un type de contenu personnalisé, avec également une taxonomie pour les catégories (product_cat) qui n’est pas la même que celle pour les articles (category).
Gérer les médias efficacement
La bibliothèque de médias de WordPress permet de stocker et gérer toutes les ressources que vous utilisez sur votre site : images, vidéos, fichiers audio, PDF, etc.
Ajouter ses fichiers à la médiathéque
Vous pouvez importer vos fichiers depuis le menu Médias > Bibliothèque. WordPress les stocke par défaut dans des dossiers par mois et année, mais cette organisation peut rapidement devenir confuse.
💡 Conseil : Évitez d’insérer vos médias directement dans vos pages et articles, car les données que vous y renseignerez ne seront présents que pour le contenu. Importes toujours vos médias depuis la bibliothèque, en les renseignant (attribut Alt, Titre…) avant de les insérer dans vos contenus ensuite.
Optimiser les images pour le web
Une image non optimisée peut ralentir considérablement le chargement de vos pages. Voici quelques outils recommandés pour compresser automatiquement vos images :
- Smush : simple, efficace, version gratuite suffisante dans la plupart des cas
- Imagify : alternative solide, développée par les créateurs de WP Rocket
- ShortPixel : très performant, avec un mode de compression plus avancé
Je vous recommande Smush (sa version gratuite suffira) :
- Il vous permet de limiter la taille de tous les médias au moment de leur importation dans WordPress (par exemple 2048×2048 pixels).
- Vous pourrez ne pas conserver les fichiers d’origine pour éviter des images à plusieurs Mégas (Mo) s’ils viennent d’appareil HD, etc. (beaucoup trop lourd).
- Puis il se chargera de l’optimisation (moyenne sans perte ou forte) pour une diminution du poids (en plus du reste).
Les autres outils devraient faire des choses équivalentes.
Choisir les bons formats d’image
- JPEG : idéal pour les photos
- PNG : pour les images avec transparence
- WebP : format moderne très léger, de plus en plus supporté par les navigateurs
La version Pro de Smush vous proposera de créer les versions Webp de vos images. Mais même si ce n’est pas le cas l’optimisation des fichiers sera déjà suffisante.
WordPress génère plusieurs tailles automatiquement à l’envoi (miniature, moyen, grand, etc.), voir dans Réglages > Médias. Pas besoin d’y toucher, par contre il se peut qu’il vous faudra plus de formats d’images dans WordPress, selon les cas.
Bien gérer ses médias, c’est non seulement un gain de performance, mais aussi un atout SEO : des images bien nommées, bien compressées et bien légendées améliorent l’expérience utilisateur et le référencement naturel.
Organiser ses médias
Pour une gestion plus visuelle et structurée de vos médias WordPress, vous pouvez utiliser une extension comme FileBird, qui permet de trier vos fichiers dans des dossiers virtuels.
C’est un peu ce qui manque à WordPress.
Personnellement je ne le fait pas, mais dans certains cas, c’est peut-être à envisager.
Flux RSS : encore utiles aujourd’hui ?
Les flux RSS permettent aux visiteurs de s’abonner à votre contenu pour être automatiquement informés de vos nouvelles publications via des lecteurs de flux. C’est un format XML qui diffuse vos articles sans la mise en forme du site.
Par défaut, WordPress génère automatiquement des flux RSS pour vos articles, vos catégories, auteurs, etc. Vous n’avez donc rien à configurer.
Mais la vraie question est : à quoi cela sert-il aujourd’hui ?
- Pour un blog ou un site d’actualités : c’est encore utile, certains lecteurs fidèles utilisent des agrégateurs.
- Pour une automatisation marketing (vers une newsletter ou des réseaux sociaux) : c’est très pratique.
- Pour la grande majorité des sites vitrines : peu d’intérêt, et parfois même un risque de duplication de contenu ou de récupération non souhaitée de vos textes.
Dans Réglages > Lecture, vous pouvez choisir de ne diffuser que l’extrait de vos articles (recommandé), et limiter le nombre d’éléments dans le flux.
Confidentialité et mentions obligatoires
Créer un site, c’est aussi se conformer à certaines obligations légales, notamment si vous collectez des données personnelles ou si vous êtes une entreprise.
La page de politique de confidentialité
Depuis l’entrée en vigueur du RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données), tout site collectant des données personnelles (formulaires, cookies, etc.) doit inclure une politique de confidentialité claire.
WordPress propose un générateur de page dédié dans Réglages > Confidentialité. Vous pouvez vous en servir comme base, mais il est fortement recommandé de l’adapter à votre activité réelle.
📌 Conseil : indiquez les services tiers utilisés (Google Analytics, formulaires, plugins…), le type de données collectées et leur durée de conservation.
Les mentions légales obligatoires
En France, toute activité professionnelle en ligne doit inclure une page de mentions légales indiquant au minimum :
- L’identité de l’éditeur du site
- Les coordonnées de l’hébergeur
- Les informations légales de l’entreprise (SIRET, raison sociale…)
Même pour une micro-entreprise ou un site personnel, certaines obligations s’appliquent.
Des générateurs de mentions légales existent, vous en trouverez facilement sur Google.
Cookies et bandeau d’information
Si vous utilisez des cookies non essentiels (ex : suivi Google Analytics, partage réseaux sociaux), un bandeau d’acceptation des cookies est obligatoire.
Des extensions comme Complianz vous permettent de gérer cela facilement, avec des options de consentement conformes au RGPD. Je ne sais pas vous dire dans quelle limite elles respectent ce qu’il faut ; personnellement ce n’est pas un aspect dont je m’occupe (d’ailleurs vous n’en avez pas vu sur ce site ;-).

